Le cas de l’anniversaire

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Je peux vous le dire tout de suite. Pour les 4 ans de l’enfant, on a chié dans la colle du ZD. Mais vraiment.

Déjà, il y a eu le cadeau. L’enfant étant un prodige de la musique (enfin presque), il nous réclamait depuis des mois et des mois, une batterie. Afin de ne pas tuer sa carrière de rockeur dans l’oeuf, nous avions accepté. Seulement, voilà, l’enfant est exigeant. Il voulait une vraie batterie, pas un jouet bas de gamme. A., musicien dans l’âme, a facilement cédé de ce côté là aussi. Et comme nous sommes les rois de l’organisation, nous voilà une semaine avant le D-Day à scroller frénétiquement sur Le bon coin. Un mail, deux mails, trois mails, et toujours aucune réponse des vendeurs. Contraints par le temps, nous avons finalement opté pour une batterie neuve (hiu) par correspondance (hiuhiu).

La veille du grand jour, le livreur sonne à la porte (finally) et nous voilà cette fois à remplir l’appartement de cartons, plastiques et polystyrènes de tout genre et de toute sorte. Mais en fait, la chose qui m’a le plus choqué, c’est l’o-deur. Celle du plastique des sacs, celle de l’intérieur des sacs et, le pire, celle de la batterie. Du coup, pour l’instant, elle reste dans notre chambre que j’aère toute la journée.

Finalement, la seule victoire ZD que nous avons eu à été du côté des cadeaux – des autres. Comme des tonton/tata qui lui (nous) ont offert une après-midi dans un parc d’attraction avec son cousin adoré. Joie, allégresse et château gonflable. Nous avons aussi réussi à esquiver l’achat d’un Woody neuf (alors que l’enfant n’a pratiquement jamais joué avec son Buzz l’éclair offert l’année dernière) pour des Dvd d’occasion –  dont Cars – joie, allégresse et Flash McQueen.

Le jour de son anniversaire, après une matinée à l’école, une sortie scolaire et un cours de danse, je lui ai posé la question piège : qu’est-ce que tu veux manger pour ton anniversaire ? Et là, catastrophe, il me répond “des petits poulets” AKA des nuggets. Ce fût donc, Burger King pour le repas. Joie, allégresse et cancer colorectal en somme. Mais aussi, une tonne de déchets qui ne se recycle pas, off course.

La culpabilité aurait presque pris le pas, si l’expression de joie (et d’allégresse donc) sur le visage de l’enfant ne m’avait fait comprendre que, ok parfois on peut laisser tomber ses principes, et aussi qu’on fera mieux l’année prochaine. Il nous reste maintenant un goûter d’anniversaire d’enfant ZD à organiser. J’ai d’ailleurs précisé sur les invitations qu’étant engagés dans cette démarche, les cadeaux DIY, immatériels et d’occasion étaient plus que bienvenus. J’attends de voir si les parents joueront le jeu.