Le cas du mois de décembre

Accueil > Blog > Le cas du mois de décembre

Le mois de décembre est (marketingement parlant) un mois de fêtes, de joie, de bonheur et de gras. Mais surtout, surtout, un mois où dépenser des fortunes pour des cadeaux (parfois #useless) (ou moches) (ou même encombrants) (ou les 3… #shit) est toléré, voire même valorisé. Les fêtes de fin d’année peuvent déjà être difficiles, mais quand on sort un peu (ou beaucoup) du système de consommation courant, ça peut devenir une fucking équation à 3 inconnues à résoudre. L’année dernière, on avait pourtant bien tenté d’associer démarche ZD et festivités.

Recevoir un cadeau d’occasion ne me pose aucun problème, bien au contraire. J’ai d’ailleurs enfilé avec le plus grand bonheur la Slanket offerte par Les copains (pour ensuite passer le diner/la soirée enroulée dedans). Bonheur encore plus grand, quand j’ai appris qu’ils l’avaient dégoté sur Le bon coin. Il y avait là une vraie recherche, une sincère envie de faire plaisir, un respect de nos convictions et surtout un immense besoin de ne plus m’entendre râler après le froid polaire du Sud-Ouest. Mais, j’imagine, que ça peut en déranger certain.e.s. En tout cas, ça peut surprendre. Celles et ceux qu’on voit une fois l’an et qui ne connaissent pas vraiment notre mode de vie par exemple. Alors, on hésite parce qu’on ne veut vexer personne. #Fear

Il y a aussi les cadeaux DIY (= fais-le-toi-même-dude). Pinterest est, dans ces cas-là, toujours un ami fidèle. Il regorge d’idées, de tutos, d’expériences partagées. Et une fois qu’on admire notre résultat (souvent moyenmoyen), on peut bitcher sur la photo parfaite-pas-du-tout-réaliste-spa-possible qu’on a piné (ouioui) 2 mois plus tôt. L’année dernière, j’ai volé l’idée d’une amie (#truestory) et je me suis lancée dans la réalisation de bougies maison. Cire bio de soja, parfums pas trop dégueu made in France et contenants chinés à Emmaüs. L’atelier de fabrication s’est révélé plutôt relaxant. Et j’étais toute fière de présenter mes bougies DIY (pour le coup assez Pinables – oui…oui ? – sur Pinterest) devant le sapin de Noël. Bougies qui prennent aujourd’hui la poussière sur des étagères, et qu’on (ma Belle-mère) allume 3 fois dans l’année, quand je suis là. #Fail

Et puis, il y a les cadeaux « expériences ». Cools dans l’idée, parfois compliqués à mettre en place. Que ce soit chez moi, ou chez les autres, force est de constater que certains membres de la (belle-)famille ont parfois du mal avec le fait de ne pas avoir de paquet à mettre sous le sapin. Même si l’enfant, par exemple, réclame un stage d’équitation et que ça coûte GAVÉ cher (#truestory aussi). La quantité prévaut parfois sur la qualité. #Fuck

Cette année, enfin l’année dernière, enfin en 2017 quoi, on a, j’avoue, un peu mis de côté nos convictions. Déjà parce que le mois de décembre a été le théâtre de pleins d’événements (tellement cools) Les carottes sont cute. Les ventes éphémères, le marché de Noël, la soirée Etu’recup (à intervenir au micro – hashtag le début de la gloire), les commandes sur la boutique en ligne (#MERCI) ont occupé mon temps, mon esprit et ma machine à coudre. J’ai donc eu très peu de temps pour penser à Noël. Et puis l’envie, aussi. #Javoue.

Alors j’ai laissé traîner. Jusqu’au jeudi 21 décembre, où j’ai dû me rendre à l’évidence. (Presque) aucun cadeau n’était prêt.

Alors, j’ai acheté, neuf, oui, neuf, oui. MAIS, j’ai uniquement et fièrement fait marcher les « petits » commerçants : Kraft, La librairie du contretemps et Jeux Barjo – pour les Bordelais. J’ai essayé de faire plaisir, tout en respectant, un peu, mes valeurs, dans la limite du temps disponible. Pour l’enfant, né au mois d’Octobre 2012, il a fallu ruser, le vélo (d’occasion) et la trottinette (qui trottine) ayant déjà rejoint sa collection de véhicules pour ses 5 ans. Grâce à l’Internet, encore lui, j’ai trouvé le cadeau « expérience » parfait pour son imagination débordante : Epopia – une histoire personnalisée par correspondance. Et après avoir un peu flippé lors de la découverte de son nouveau titre de Directeur, il a pris fièrement la clé de son parc animalier imaginaire.

Est-ce que je culpabilise de tout ça ? Un peu, parfois, quand j’y pense. Mais j’essaie surtout de me dire que j’ai fait beaucoup plus, grâce aux rencontres, aux échanges et aux accessoires ZD fabriqués. Est-ce que ce ne serait pas un peu ironique ? Possiblement. La morale de tout ça (s’il y en a une), c’est qu’il faut aussi relâcher la pression et baisser son exigence quand ça devient vraiment compliqué.