Le cas du tout début

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J’ai toujours eu une conscience écolo, plus ou moins. Je pensais, je votais mais je n’agissais pas. Enfin pas vraiment. Plus jeune, je fonctionnais beaucoup par lubie. J’avais le sentiment qu’un Instax me comblerait de bonheur. C’était faux bien sûr. Il a fallu du temps et une psychothérapie pour trier un peu tout ça.

Et puis, un jour il y a eu l’enfant. Celui qui incarne l’avenir sur cette planète, et la prise de conscience de ce qu’on va lui laisser. Et puis, les scandales dans l’industrie agro-alimentaire, dans l’industrie pharmaceutique, dans l’industrie tout court. Les prix qui continuent de grimper et les objets qui ne cessent de se casser. Et qu’on jette, jette, jette.

Finalement, j’ai commencé ma “transition” sans vraiment m’en rendre compte. Quand j’étais enceinte, à Paris, je parcourais les vide-greniers pour habiller l’enfant qui allait naître. J’ai commencé à surveiller Le bon coin pour trouver des objets de puériculture qui coûtent un bras. Et j’ai découvert le sentiment de satisfaction que procure l’achat réfléchi d’un objet chiné. Tout à coup, on a l’impression d’être plus fort.e que les méchants industriels qui essaient de nous gaver d’inutile, d’obsolète et de toxique. I WIN !

En arrivant à Bordeaux, nous avons emménagé dans un appartement plus grand. Le luxe pour nous qui étouffions dans 45m3 parisiens. Sauf que, ce T3 on l’a rempli, beaucoup, trop. L’angoisse du vide encore ?

A coté de ça, nous avons découvert le marché des Capucins, les petits producteurs qui ne traitent ni leurs fruits ni leurs légumes. Je suis devenue bénévole dans l’association Les Amis de Supercoop qui a pour projet d’ouvrir un supermarché collaboratif et participatif. Grâce au groupement d’achat des adhérents de l’asso, nous avons commencé à consommer du bio et du local. Les sorties aux supermarchés sont devenues de plus en plus pénibles. Quand on a commencé à consommer autrement, on ne peut plus revenir en arrière.

Et aujourd’hui ?

Je n’achète presque plus de fringues pour m’habiller et habiller l’enfant dans le commerce. Nos garde-robes se remplissent grâce aux vide-greniers et à Emmaus. Pour A., mon “partenaire de PACS”, c’est beaucoup plus compliqué par contre.

Nous meublons/décorons/aménageons l’appartement en grande partie avec des objets de récup et des meubles d’occasion. Malgré tout, cela reste compliqué et nous sommes allés chez le géant suédois il y a quelques temps.

Nous consommons des fruits et des légumes locaux à 90% (estimation à la louche), et en grande partie bio. Nous avons considérablement diminué notre consommation de viande. Nous essayons d’acheter en moins grande quantité mais de meilleure qualité. Les courses au supermarché (Auchan, Lidl) restent encore indispensables. Bref, c’est un #workinprogress.

Niveau hygiène, nous avons beaucoup progressé. Savon de Marseille et shampooing solide pour tout le monde. Huile de coco pour s’hydrater et HE de Palmarosa pour se “déodoriser”. Plus de serviettes hygiéniques, ni de tampons, je suis passée à la coupe menstruelle et OMG quel bonheur. Malgré des débuts difficiles, la cup m’a sauvé la vie plus d’une fois –> genre, lors de ma semaine de vacances en Espagne.

A. utilise un rasoir électrique, mais j’en suis encore aux rasoirs jetables #BOUH

Par contre, tous les produits pour le ménage (lessive, nettoyant, etc) sont fabriqués maison. #VICTOIRE

Pourquoi (encore) un blog ?
Hier soir, j’ai écouté et échangé avec Jérémie Pichon de la famille (presque) zéro déchet. Et ça a été le coup de pied au cul final pour me décider à nous lancer dans le #ZD. Je ne suis encore qu’une apprentie mais je ne demande qu’à apprendre. J’ai bien compris qu’il fallait être patient.e mais le jeu en vaut la chandelle. Ce journal de bord (si je m’y tiens) va surtout servir à analyser et conserver cet apprentissage du ZD.

Première victoire ce matin aux Capu : nous sommes repartis sans sac et avec des gnocchis au pesto dans les tupper. La vendeuse du stand m’a même dit “si tous les clients pouvaient faire comme vous. #fierté mais #syndromedelimposteur un peu.

J’ai aussi repéré 2 crémeries qui vendent du beurre à la coupe et de la crème fraîche en vrac. Et ça, c’est top parce que le gras, #cestlavie.