Le cas du #okmaisbontantpis

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Quand je me suis lancée dans le zéro déchet, j’étais pleine de conviction et de motivation. Et croyez-moi il en faut. Pour la simple et bonne raison que tout (ou presque) (ou juste les gros industriels) vous pousse vers la solution de facilité : le jetable. Mais grâce à des astuces de ninja, j’évite souvent les pièges, je me faufile à travers les emballages plastiques et je regarde ma petite poubelle avec amour et surtout fierté.

Alors je ne sais pas si j’écris cet article pour me déculpabiliser, ou pas, mais je voulais quand même vous raconter que j’ai fauté… OUI J’AI ACHETÉ DES DÉCHETS ! J’avoue. Je le confesse.

Parce que, quand on a trouvé son rythme de croisière, les commerces de proximité qui acceptent les tupperenverre et les magasins bio qui vendent du vrac, on se retrouve tout.e déstabilisé.e quand sonne l’heure des vacances #DongDongDong

Cette année, nous sommes partis 2 semaines en vacances, comme des gros riches, dans 2 pays différents, comme des grosgros riches. Mi-août, nous avons loué un chalet dans les montagnes d’Espagne, avec les copains. Pour le coup, on a pu s’organiser (un peu) avant et acheter des trucsàmangerbonbioetenvrac transportables. Mais une fois sur place, on s’est assez (très) vite retrouver face à un frigo vide. Et même si on faisait régulièrement le plein de tapas, de pintxos (et de sangria) dans les restaurants, il fallait quand même nourrir les enfants. Alors on a envoyé les mecs (2/3 fois quand même) en mission chez Eroski, le Auchan local. Malgré leur bonne volonté (ils ont jurécraché), notre poubelle des vacances s’est quand même remplie de plastiques, film transparent et emballages de bonbons (je balance). #Okmaisbontantpisparce que, n’étant pas partis en vacances depuis longtemps, et voulant profiter au maximum du temps passé ensemble, personne n’a voulu se lancer dans une mission : trouver, à côté, un magasin bio qui fait du vrac balébalé.

Fin août, après un passage éclair à la maison (juste le temps de nettoyer 5 cacas de chat qui souffre apparemment d’une pathologie psychiatrique liée à l’angoisse d’abandon #3615Freud), nous avons hop sauté dans le train pour Marseille, avant de hop hop re-sauter dans un avion pour Cagliari, en Sardaigne. Alors oui, j’ai bien conscience qu’on a niqué notre bilan carbone pour au moins 3 ans avec cette histoire d’avion, #okmaisbontantpis parce qu’après 13 ans d’amour et 1 enfant, c’était la première fois qu’on partait en V-O-Y-A-G-E. La première fois aussi que je prenais l’avion et la première fois que j’avais la grosse étiquette d’aéroport collée sur ma valise #fierté (étiquette que j’ai laissé TOUT LE TEMPS DES VACANCES pour m’la raconter j’avoue). Alors on se dit que le mauvais bilan carbone, on l’annule en faisant du vélo toute l’année (même quand il drache oh anki – oui mon intégration bordelaise est full) et en limitant gavé (tavu) nos déplacements en voiture. La voiture justement, ça a été le défi des vacances. La Sardaigne étant une île montagneuse, on a dû mettre nos convictions écolos de côté et enchainer les kilomètres en Fiat Panda (pour faire couleur locale). Oui, il y avait sûrement d’autres solutions, #okmaisbontantpis pour notre toute toute première fois, on a choisi la facilité de la liberté routière.

Et puis il a aussi fallu se sustenter. Et même si on a eu droit à un concerto de pizza et pasta mamamia, on a dû passer par la case Auchan et ne pas toucher 20.000 francs. Rebelote, comme en Espagne, on a rempli notre caddie (et nos valises) de déchets, de pain de mie tout prêt (hiurk), de jambon et de fromages sous vide. #Okmaisbontantpis fallait bien faire des sandwiches.

Alors voilà, je me dis que ces 15 jours n’ont été qu’une parenthèse. Que nous sommes encore jeunes dans le ZD, qu’à la maison c’est fastoche maintenant mais qu’ailleurs c’est moins évident (surtout dans un pays où on ne sait pas aligner 3 mots). Que nous devons déjà apprendre à voyager avant d’appliquer nos préceptes ZD à l’étranger.

J’espère que l’année prochaine, ce sera un peu plus facile. Qu’on s’organisera mieux, peut-être même en avance (en quoi ?). Et que notre poubelle de vacances s’allégera un peu. Et puis pour me donner bonne conscience, je me dis aussi qu’on fait tellement d’effort toute l’année, qu’on a aussi le droit d’avoir des vacances du ZD, qu’on a fait de notre mieux aussi (peut-être). Enfin, je me rends compte qu’il ne faut pas être trop extrême pour que le reste passe crème. Hashtag rime riche.