Le cas des courbatures

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Si j’ai un truc à dire ce soir, c’est que le Zéro Déchet, c’est é-pui-sant. J’ai de sérieuses courbatures après cette journée.

Parce qu’en fait, je le savais mais je l’apprends maintenant à la dure, il faut une sérieuse organisation pour s’en sortir. Quand on lit le livre de la famille (presque) ZD, ou qu’on suit les blogs, on a l’impression que tout est beau, tout est facile, tout est vrac. Sauf que, comme sur Instagram, on ne voit que la plus jolie partie émergée de l’iceberg.

Nous n’avons pas de cuisine aménagée. Au fur et à mesure de nos appartements (7 au total), nous avons dû nous adapter aux différents espaces. Il y a eu les meubles (moches) de famille, les bibliothèques Ikea transformées en garde-manger, le premier vrai meuble de cuisine dans le salon (logique) et puis 2 meubles hauts posés par terre (logique aussi). Notre espace cuisine n’était pas vraiment optimisé. Avec l’arrivée du vrac, du ZD et de la préparation des repas nécessaire, A. bouillonnait d’idées pour améliorer tout ça. Il y a eu des mesures, des négociations (oui je ne voyais pas vraiment l’intérêt), des “oh de toute façon tu fais comme tu veux hein”, et finalement une virée chez Leroy Merlin un samedi après-midi, avec l’enfant-cascadeur, qui aime grimper, absolument partout. Et tout ça pour 3 planches. J’ai sué pour occuper l’enfant pendant qu’A. faisait découper les planches. D’ailleurs, je n’ai toujours pas pu déterminer si c’était vraiment ZD ou pas, même si on a gardé les chutes.

Dimanche, à l’occasion des journées du Patrimoine, nous avons pu explorer le nôtre et découvrir des vestiges de nos 10 ans de vie commune, emballés et déballés au fur et à mesure des déménagements. A. a fait le tri et je me suis dit que finalement passer au ZD demandait quand même d’en produire beaucoup. Il a huilé (avec une huile écolo je précise) et installé ses planches. Heureusement pour l’avenir de notre couple, la nouvelle organisation a été vite adoptée et l’utilité de cette folle aventure chez Merlin reconnue.

Dimanche soir, nous nous sommes finalement écroulés une pizza à emporter à la main – ruinant ainsi tous nos efforts ZD du week-end (d’ailleurs si vous avez une astuce pour les boîtes je suis preneuse) – et un bon film sur la télé. Seulement voilà, pendant ces 2 jours, on ne s’est pas vraiment occupés d’autre chose.

Lundi matin, l’enfant me sonne pour aller manger et là, horreur et damnation, les placards sont presque vides. Parce que, c’est ça le problème du ZD, quand on ne se prépare pas au lendemain, c’est dur, surtout quand le lendemain c’est lundi. Il a donc fallu faire les fonds de placard, manger des céréales trop sucrées et des cracottes qui ne craquaient plus. Mais une fois, l’enfant déposait à l’école, j’étais remontée à bloc.

Je relève mes manches et fonce dans la cuisine. Une fournée de cookies pour le goûter d’abord, puis le repas du midi. Ensuite je fonce chercher l’enfant à 11h40, grève de cantine oblige. On mange des produits du marché, YAY, et une glace de supermarché, BOUH. Et on refonce à l’école pour y redéposer l’enfant. Entre temps, je prépare une compote de banane à l’enfant qui hoche la tête en signe d’acquiescement et remplit une gourde pour la garderie. Une fois rentrée, je m’attaque au petit-déjeuner avec une fournée de Cinnamon roll et je m’affale un peu sur le canapé parce qu’il ne faut pas déconner quand même. 17h30 sonne, je passe chercher l’enfant et l’emmène en vélo chez la Pédiatre pour son certificat médical – mais ça c’est une autre histoire. 18h30, on rentre et là il faut faire cuire les rolls ET préparer un repas
sain,
équilibré,
rapide
et kidfriendly.
#easypeasy
que l’enfant ne daignera pas manger “parce que j’ai plus faim”, comme la compote d’ailleurs “parce que c’est pas bon”.

20h15, les pâtes en vrac sont prêtes, la sauce tomate maison avec les produits du marché aussi, j’attends A. qui doit rentrer du travail. Et en fait j’ai juste envie d’aller me coucher.

LE ZD M’A TUER.